Balado : Comment soutenir la communauté LGBTQ

Vous arrive-t-il d’envisager votre avenir financier avec inquiétude, sans pour autant prendre le temps d’apprendre à gérer votre patrimoine? En tant que femme entrepreneure, souhaitez-vous faire croître votre entreprise, sans pour autant savoir où obtenir de l’aide? Aimeriez-vous gérer vos finances de façon plus proactive si vous aviez le soutien nécessaire pour passer à l’action?

Si c’est le cas, vous êtes au bon endroit. La série de balados BMOpourElles vise à célébrer les femmes dans tout ce qu’elles entreprennent. Vous aurez l’occasion d’entendre des chefs de file, des entrepreneurs, des investisseurs et des experts issus de divers secteurs, en plus de profiter de conseils et d’outils qui vous permettront d’approfondir vos connaissances financières. Experte en psychologie du patrimoine et auteure de nombreux ouvrages, votre animatrice, Kathleen Burns Kingsbury, forme et outille les clients et les professionnels de la finance depuis plusieurs années. BMO s’engage à être la banque de prédilection des femmes et de leur famille, et est fier de vous présenter ces entrevues novatrices.

En tant que femmes, vous avez ce qu’il faut. 

Dans cet épisode, Kathleen aborde la façon de comprendre et de mieux servir les membres de la communauté LGBTAQ avec Marg Foy, directrice – Mise en œuvre de projets organisationnels, et Karen Tsang, spécialiste – Continuité des activités, à BMO Groupe financier. Ces deux femmes sont également membres de Fierté BMO – un groupe-ressource d’employés à BMO.

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Kathleen : Dans le cadre de l’appel d’aujourd’hui, je souhaite à bienvenue à Marg Foy et à Karen Tsang.

Marg Foy exerce les fonctions de directrice – Mise en œuvre de projets organisationnels à BMO Groupe financier et elle est membre du comité Fierté BMO. Elle a obtenu le certificat du programme de l’essentiel du MBA pour les dirigeants de la Rotman School of Business, et elle est titulaire d’une maîtrise en psychologie. Marg est une ambassadrice de la diversité, de l’inclusion et de l’égalité. Karen Tsang est spécialiste – Continuité des activités à BMO Groupe financier. Défenderesse de la diversité et de l’inclusion, elle a travaillé avec plusieurs groupes pour faire avancer la justice sociale et organisationnelle. Parmi ces groupes, mentionnons la Croix-Rouge canadienne, l’ACAS (Asian Community Aid Services), Pride York Region et, à présent, le groupe-ressource d’employés Fierté BMO. Karen est titulaire d’une maîtrise de recherche en gestion internationale de l’Université de Liverpool et d’un baccalauréat en développement international de l’Université York.

Accueillons donc nos deux invitées, Marg et Karen.

Kathleen : Commençons par vous, Marg. Comment en êtes-vous venue à vous faire partie du conseil LGBTAQ de BMO?

Marg : Je me suis jointe à l’équipe de BMO il y a trois ans. Avant qu’on me propose un poste à temps plein, j’avais travaillé comme employée contractuelle à la Banque, et l’une des questions les plus importantes à mes yeux à cette époque était de trouver une plateforme pour faire avancer les dossiers liés à la communauté LGBTAQ. Je savais qu’en conservant mon poste d’employée permanente, j’aurais cette possibilité à la Banque de Montréal. Peu de temps après avoir obtenu ma permanence – en passant, avant de décrocher ce contrat, je n’avais jamais révélé mon homosexualité dans mes milieux de travail –, j’ai considéré le bouton à l’écran qui m’invitait à « faire partie du groupe-ressource d’employés Fierté BMO », j’ai retenu mon souffle, puis j’ai appuyé dessus!

Je n’ai jamais regretté ma décision, et c’est devenu un aspect fondamental de mon travail, de mon engagement envers BMO, et de mon engagement à l’égard de la diversité à BMO.

Kathleen : C’est formidable. Et vous, Karen? Qu’est-ce qui vous a amenée à vous investir?

Karen : Je dirais que mon histoire est similaire à celle de Marg. J’ai toujours été une bénévole plutôt active au sein de la communauté LGBTAQ. J’ai été oratrice, membre du conseil d’administration de l’ACAS (Asian Community Aid Services); j’ai fait du bénévolat auprès de divers groupes Fierté de la Cité de Toronto. C’est donc tout naturellement qu’à mon arrivée à la banque, il y a trois ans, j’ai cherché à devenir bénévole pour le groupe-ressource d’employés Fierté BMO de mon lieu de travail. Essentiellement, j’ai envoyé un courriel à la boîte principale pour connaître la marche à suivre, la présidence du groupe-ressource d’employés m’a rappelée pour en discuter et, comme Marg, je n’ai jamais regretté ma décision.

Kathleen : Je sais que, le 12 avril 2017, vous et la Banque avez participé à la Journée en rose. Marg, parlez-moi de cette activité et de votre participation.

Marg : La diversité est une priorité à la Banque de Montréal. La Journée en rose est l’une des activités phares que nous organisons pour favoriser le respect et le soutien de la diversité, et pour célébrer la diversité à la Banque. Cet exercice, qui se déroule à l’échelle de l’organisation, reçoit l’appui de tous les dirigeants. Il prévoit des célébrations partout, que ce soit dans les succursales, les bureaux ou les principaux sites (campus dans le nord, L’Académie BMO Groupe financier, sièges sociaux, FCP [First Canadian Place]), et dans le monde entier. Des célébrations ont lieu en Asie, au Royaume-Uni, aux États-Unis dans le but de nous rapprocher en tant que grand groupe d’une banque. Il s’agit essentiellement d’élargir la notion de diversité et d’inclusion de la Banque, de lutter contre la transphobie, l’homophobie et, pour tous les membres du conseil, de prendre position en portant du rose pour signifier que nous ne tolérerons pas ce genre de comportement, et que le message de la Banque est sans équivoque.

Kathleen : Si un de nos auditeurs souhaite participer à la Journée en rose, l’an prochain, que doit-il faire, Marg?

Marg : Nous serions heureux d’accueillir toutes les personnes qui désirent se porter bénévoles à la Banque, c’est sûr. Nous avons mis sur pied un groupe à l’échelle de l’organisation qui est chapeauté par un membre des RH, c’est-à-dire moi. Ceux et celles qui le désirent peuvent communiquer avec nous. Nous ferons en sorte de les intégrer pour qu’ils participent et contribuent à l’activité de l’an prochain dès que nous commencerons à la préparer.

Kathleen : C’est formidable. J’espère que les gens vont participer parce qu’il s’agit d’une journée fort importante et, à mon avis, BMO fait un bon travail à ce chapitre. Marg, comment BMO s’y prend-il pour s’assurer que les personnes, les couples et les familles de la communauté LGBTAQ se sentent les bienvenus à la Banque?

Marg : C’est une excellente question. Beaucoup d’efforts sont consentis afin de favoriser la représentation et de s’assurer que chaque personne qui entre dans une succursale soit bien accueillie et rencontre une personne avec qui elle se sentira à l’aise et pourra échanger. Prenons, par exemple, la Journée en rose dont nous avons parlé. C’est une activité dans laquelle les succursales s’investissent beaucoup, du vice-président régional jusqu’aux directeurs. Les succursales se parent de rose. Tout le personnel porte cette couleur, interagit avec les clients, leur explique pourquoi nous sommes tous vêtus de rose et leur communique le message que la banque veut transmettre. Ce jour-là, nous assurons une prise de contact avec les collectivités dans lesquelles nous exerçons nos activités partout dans le monde. En plus de cette activité, une formation et un soutien périodiques sont offerts. Certaines de nos succursales sont situées en plein cœur des quartiers gais de Toronto, de Montréal et de Vancouver. Ces succursales ont peut-être fait un plus long bout de chemin que d’autres, car elles interagissent régulièrement avec la collectivité dans son ensemble. De la formation et du soutien sont en outre assurés partout dans le monde afin d’intéresser et de soutenir les clients qui ont des besoins différents ou se présentent de manière différente. À titre d’exemple, il arrive qu’il y ait un décalage entre les renseignements communiqués par un employé de la Banque et le contenu des documents (pensons à la représentation de genre : le genre représenté peut être différent du genre auquel s’identifie la personne devant soi). On enseigne aux employés à offrir du soutien à ces clients, et être aussi serviables qu’ils le seraient avec tout autre client, à les intéresser et à veiller à ce que leurs besoins soient satisfaits.

Kathleen : Karen, je sais que BMO fait aussi un excellent boulot avec les employés qui font partie de la communauté LGBTAQ. Pourriez-vous nous en toucher un mot?

Karen : Bien sûr, j’en serais ravie. Fierté BMO est le groupe-ressource d’employés le plus actif de la Banque. Nous organisons des activités sociales et des activités d’apprentissage et de réseautage pour les membres de la communauté LGBTAQ à la Banque. Nous agissons en outre à titre de groupe consultatif auprès de la Banque sur des questions touchant l’inclusion des genres et la mixité dans l’organisation. L’an dernier, par exemple, de concert avec le groupe Diversité et inclusion, nous avons déployé les stratégies de diversité et d’inclusion des genres. Cette stratégie s’accompagne de matériel pédagogique à l’intention de tous les employés sur la façon d’offrir du soutien à des collègues en voie de transition vers un nouveau genre et d’avoir des conversations qui tiennent compte de la spécificité des genres. Elle prévoit aussi un mécanisme de divulgation volontaire du genre ou de la sexualité aux RH, afin que la Banque puisse mieux déterminer les besoins des employés appartenant à la communauté LGBTAQ.

Kathleen : Ouf! Beaucoup de travail important est en voie d’être accompli. Je suis consciente que beaucoup d’idées fausses sur les membres de la communauté LGBTAQ sont entretenues dans la société. Karen, quelle est, selon vous, l’une des plus grandes idées fausses sur ces personnes?

Karen : J’aime bien cette question. En fait, je pense que l’une des plus grandes, sinon la seule, idées fausses que l’on puisse avoir sur un groupe quel qu’il soit, et, dans le cas qui nous occupe, sur la communauté LGBTAQ, c’est que l’identité ou le vécu de cette communauté est, je suppose, figé. Et parce que le mot communauté est si largement employé dans l’espace communautaire LGBTAQ, je crois qu’on tend à vouloir tenir un discours universel sur notre vécu en tant que personnes issues de minorités de genre ou de minorités sexuelles. Or, en tant qu’êtres humains de tous les horizons, le sens de l’identité LGBTQ est très différent pour chacun. En tant qu’immigrante allosexuelle et non-binaire originaire de Hong-Kong qui parle l’anglais couramment, mon vécu ne ressemble en rien à celui d’un homme trans qui s’identifie comme Autochtone et qui est né et a été élevé, disons, dans un petit village de l’Alberta. Bien que je donne des exemples de catégories de politique identitaire, comme la race et le genre, je suis d’avis que la somme de nos vécus et de nos histoires fait la très, très grande richesse et la complexité de notre communauté; si bien qu’on se permet des généralités sur notre vécu.

Kathleen : C’est en fait la simplification exagérée que se permettent, à mon avis, bien des gens à propos de diverses communautés. Je le constate beaucoup lorsqu’il est question des femmes et du patrimoine : on dit que les femmes sont toutes pareilles. On dirait qu’il y a des ressemblances, que la communauté est si vaste et si remplie de nuances qu’une simplification exagérée paraît inutile. Qu’en pensez-vous, Marg?

Marg : Je suis on ne peut plus d’accord. Je crois, comme l’explique Karen, que la tendance est d’essayer de généraliser l’expérience et l’identité culturelles ou de les rendre homogènes. La diversité est si grande. Il existe divers privilèges, diverses représentations, et tellement d’enjeux différents à considérer qu’il n’y a pas de communauté ou de représentation universelle. Je crois qu’il est également important de considérer que, sur le plan humain, nous avons probablement beaucoup plus de points communs que de points de divergence. Sous l’angle de l’expérience, il peut y avoir des similitudes entre les communautés hétérosexuelle et gaie, et d’autres communautés. Des enfants qui essaient de gagner leur vie, de faire de leur mieux dans le monde. Les similitudes sont nombreuses, et le fait de se concentrer sur les différences est parfois exagéré.

Kathleen : La standardisation de l’expérience humaine est une chose que nous ne devons pas oublier et à laquelle nous devons faire attention. Karen, je sais que les termes mademoiselle, madame et monsieur peuvent rendre des gens mal à l’aise. Pourriez-vous donner à nos auditeurs un moyen pour qu’ils évitent de se perdre en suppositions ou de mégenrer une personne?

Karen : Lorsque je m’adresse à une personne, j’essaie de m’abstenir de prononcer les termes « madame », « monsieur », le très populaire « mec » ou d’autres mots de ce genre. C’est ce qui marche pour moi, tant sous l’angle du destinataire d’une salutation que sous celui du prestateur de services. Du point de vue du destinataire, je ne sais pas trop pourquoi l’emploi d’un tel terme est nécessaire. Je suis consciente qu’il s’agit fort probablement d’une marque de politesse prononcée de façon automatique, surtout dans le domaine du service à la clientèle. Mais, dans la mesure du possible, j’essaierais d’éviter les termes genrés, en particulier si je rencontre une personne pour la première fois.

Kathleen : Supposons qu’un auditeur se trouve dans une situation semblable. À la banque ou à l’institution financière où il se rend, quelqu’un le désigne par le mauvais pronom. Quelles seraient vos recommandations sur la façon de gérer la situation?

Marg : En ce qui me concerne, si je sentais une complicité entre moi et la personne devant moi, si celle-ci montrait de l’ouverture et semblait disposée à apprendre, et si j’étais dans le bon état d’esprit, je pourrais lui faire remarquer poliment que ma conjointe n’est pas un homme. Ou que je ne m’identifie pas au genre par lequel bien des gens me désignent lorsqu’ils s’adressent à moi. Très honnêtement, je crois que corriger les suppositions des gens au quotidien est un fardeau écrasant. C’est pourquoi je me contente souvent de ne rien dire. Je pense aussi que, dans une large mesure, c’est une question de respect des genres. Si nous tenions vraiment à faire ce qu’il faut – parce que nous sommes de plus en plus conscients de la diversité de genre dans la société – je crois, car j’apprends moi aussi, que c’est à nous qu’il revient de nous éduquer sur les questions de genre et le vécu des gens sur le plan du genre.

Ce qui m’amène à mon prochain point, à savoir que tous les êtres humains ont des préjugés conscients et inconscients. Reconnaître et nommer ces préjugés sont au nombre des choses que nous devons faire en tant qu’êtres humains qui cherchons à provoquer une prise de conscience. Pour amorcer la réflexion et commencer à agir de façon plus inclusive, il faut analyser sa propre mentalité. J’y travaille, et j’encourage les auditeurs à faire de même. Commençons par Marg. Auriez-vous un ou deux conseils à donner à nos auditeurs pour qu’ils amorcent cette réflexion sur leurs pensées et croyances automatiques au sujet des membres de la communauté LGBTAQ?

De toutes les questions posées aujourd’hui, voilà probablement l’une des plus fondamentales et des plus importantes. J’aimerais aussi faire quelques commentaires concernant le débat sur l’emploi des titres. À mon avis, il faut simplement abandonner les titres; ils sont plus que dépassés. Il arrive rarement qu’on me demande : « Puis-je vous aider, madame ou mademoiselle? » C’est pourquoi je pense que la notion d’utilisation de titres prédéterminés va de pair avec une ancienne mentalité qui aurait besoin d’un bon coup de plumeau.

Kathleen : Judicieux conseil!

Marg : Je crois que la plupart d’entre nous avons une mentalité et des idées préconçues que nous traînons tel un boulet, sauf que nous ne savons même pas que nous les traînons. Notre expérience en grandissant, le genre de privilèges ou de non-privilèges que nous avions, les communautés dans lesquelles nous avons grandi, l’accès à l’éducation et à l’éducation supérieure sont des facteurs qui peuvent aussi influencer les idées préconçues sur nous-mêmes et les liens qui nous unissent, ou ce que nous appelons notre groupe ou ce que nous désignerions comme étant les autres groupes. Je pense que le travail déconstruit certains boulets que nous avons traînés et les barrières que nous avons érigées autour de nous. Il faut prendre du recul et faire l’exercice. Et se dire : « lorsque je vois une personne comme ça, je pense à ». Puis, pendant une minute, se demander pourquoi on pense cela de cette personne. Est-ce en raison de l’exposition aux réseaux sociaux? D’un manque d’exposition, d’intérêt ou d’instruction? Les gens devraient réfléchir à l’influence qu’ils ont peut-être subie, à ce qu’est le monde, et s’intéresser davantage à d’autres groupes. Y consacrer du temps. Il y a sûrement des statistiques fort intéressantes sur les personnes que les gens fréquentent dans leurs temps libres et durant le week-end par rapport à celles qu’ils fréquentent au travail. Certes, le milieu de travail tend à se diversifier, et on peut apprendre beaucoup de ses collègues. Mais on peut assurément apprendre beaucoup en accomplissant le travail qu’on devrait accomplir, parce qu’il est très préjudiciable de véhiculer ces vieilles constructions mentales. Elles engendrent la discrimination et font naître des sentiments et des pensées présumés à l’égard des personnes qui se présentent à la Banque, alors que le rôle de l’employé est d’aider ces personnes en question. Voilà la tâche à accomplir.

Je dis souvent, lorsqu’on se penche sur ses propres préjugés, et en particulier qu’on essaie de faire monter les préjugés inconscients à la surface, qu’il faut prêter attention à son discours intérieur. On dirait que ce que vous dites, Marg, c’est que si une personne a une pensée automatique et s’en rend compte, elle devrait y réfléchir et l’analyser par la suite. Elle devrait ensuite s’entourer d’un groupe de personnes d’horizons différents qui pourront l’aider à comprendre, à accepter et à valoriser les différences et les points communs que recèle l’expérience humaine.

Oui, je pense que vous résumez bien les choses. Et j’imagine que l’autre notion, c’est une responsabilité que les gens doivent assumer parce que la douleur infligée par des suppositions induites peut être très difficile à supporter pour l’entourage. La notion voulant que l’on déprécie en quelque sorte les personnes trans, par exemple, est inacceptable.

Kathleen : Exact. Absolument. Et vous, Karen? Qu’aimeriez-vous ajouter? Auriez-vous un ou deux conseils à donner à nos auditeurs sur la façon d’amorcer ce travail?

Karen : Je suis tout à fait d’accord avec Marg, en particulier pour ce qui est du concept du travail. J’ajouterais qu’avant de s’entourer ou de poser des questions à notre entourage, il faut faire l’exercice en privé. Je suis d’avis qu’Internet est un bon point de départ parce que tout y est. C’est une mine de renseignements. C’est un bon moyen pour prendre le pouls des conversations, des débats et des désaccords autour de la soi-disant communauté LGBTAQ, n’est-ce pas? C’est un moyen rapide et privé, qui recèle beaucoup d’information variée que vous pouvez prendre en compte pour déterminer ce qui vous convient ou pas. Par la suite, vous pouvez poser des questions dans votre espace social pour vous tenter d’y voir plus clair. Je crois toutefois qu’il importe de ne pas s’attendre à ce que la communauté s’acquitte du travail de sensibilisation, car la sensibilisation, ça commence par soi.

Kathleen : C’est plein de bon sens, parce qu’il ne serait pas juste d’en faire porter la douleur et le fardeau par un membre de la communauté. Il faut que chacun d’entre nous, de son propre chef, se livre à une introspection et devienne la meilleure personne qu’il puisse être.

Puis-je ajouter quelque chose? Parce que vous soulevez un excellent point, Karen. En plus d’Internet, il existe une multitude de ressources, dont des centres communautaires.

Marg : Puis-je ajouter quelque chose? Parce que vous soulevez un excellent point, Karen. En plus d’Internet, il existe une multitude de ressources, comme des centres communautaires, au cœur même de Toronto et probablement aussi dans les plus petites villes d’où nos auditeurs nous écoutent, qu’il est possible de fréquenter pour écouter, s’ouvrir l’esprit et accepter, vous savez. Par exemple, il est très, très important de participer aux évènements « Black Lives Matter », aux marches des femmes ainsi qu’à d’autres manifestations du même genre. Ce sont des lieux formidables pour apprendre de ceux qui nous entourent, pour en savoir plus sur leur réalité et pour définir notre propre rôle dans la prise en charge de ces questions.

Kathleen : Donc, il faut être proactif, être à l’affût des ressources offertes. C’est le temps ou jamais d’y voir, avec tout ce qui se passe dans la société tant au Canada qu’aux États-Unis. Voilà de bons conseils pour tout le monde. J’espère que les gens vont les suivre et poser ne serait-ce qu’une petite action, faire un pas dans cette voie, peu importe la manière, je pense que c’est important. Vous savez, cette discussion est vraiment formidable. C’est exactement le genre de discussion qui pourrait largement déborder du cadre du balado, nous ne pourrons pas tout dire en 20 minutes. Mais j’aimerais que, toutes les deux, vous nous laissiez avec une pensée, une sorte de réflexion pour emporter. Un conseil, une chose à laquelle vous aimeriez que nos auditeurs réfléchissent. Marg, tout d’abord, pourquoi pas? Quelle serait l’idée sur laquelle vous aimeriez laisser notre auditoire aujourd’hui?

Marg : La notion, le mot qui me vient en tête, c’est la curiosité. Et la compassion. Je veux dire, compassion envers le monde autour. Le monde est fascinant, et se restreindre à seulement quelques idées préconçues, c’est se nuire grandement. Il y a tant à apprendre. Le monde est fait de différentes cultures, de différentes manières de vivre, de divers peuples à connaître et à aimer, s’y ouvrir peut faire de nous un facteur contributif positif.

Kathleen : Oui, en effet. J’aime le mot curiosité, parce qu’être curieux apporte toujours du bon, être curieux de l’expérience des autres et de soi-même. Karen, quelle serait l’idée avec laquelle vous aimeriez nous laisser?

Karen : C’est amusant, compassion est aussi un mot qui a surgi immédiatement dans mon esprit. Je suis tout à fait d’accord avec Marg. La compassion au sens d’acceptation, d’ouverture aux autres et, en fait, à soi-même en premier lieu, la compassion comme point de départ vers la prise de conscience de nos biais et l’exploration de toutes les expériences et perspectives possibles auxquelles laisser de l’espace pour, je dirais, qu’elles s’épanouissent.

Kathleen : Eh bien, je crois que la compassion envers soi-même est le point de départ, car si vous avez de la compassion envers vous-même, il est plus facile d’en avoir envers les autres. Ce sont donc des mots à retenir. La curiosité et la compassion. Vous savez, je suis consciente que nous n’avons qu’effleuré le sujet aujourd’hui par cette discussion, mais je veux vous remercier toutes les deux, Marg et Karen, du temps que vous nous avez accordé et aussi de votre dévouement dans votre travail à BMO.

Karen : Merci, Kathleen.

Marg : Oui, merci beaucoup.