Balado : Planification de la retraite avec Caroline Dabu

Vous arrive-t-il d’envisager votre avenir financier avec inquiétude, sans pour autant prendre le temps d’apprendre à gérer votre patrimoine? En tant que femme entrepreneure, souhaitez-vous faire croître votre entreprise, sans pour autant savoir où obtenir de l’aide? Aimeriez-vous gérer vos finances de façon plus proactive si vous aviez le soutien nécessaire pour passer à l’action? Si c’est le cas, vous êtes au bon endroit. La série de balados BMOpourElles vise à célébrer les femmes dans tout ce qu’elles entreprennent. Vous aurez l’occasion d’entendre des chefs de file, des entrepreneurs, des investisseurs et des experts issus de divers secteurs, en plus de profiter de conseils et d’outils qui vous permettront d’approfondir vos connaissances financières. Experte en psychologie du patrimoine et auteure de nombreux ouvrages, votre animatrice, Kathleen Burns Kingsbury, forme et outille les clients et les professionnels de la finance depuis plusieurs années. BMO s’engage à être la banque de prédilection des femmes et de leur famille, et est fier de vous présenter ces entrevues novatrices.

En tant que femmes, vous avez ce qu’il faut. Maintenant, obtenez le soutien que vous méritez.

Dans cet épisode, Kathleen discute de la façon dont les femmes peuvent mieux se préparer à la retraite avec Caroline Dabu, chef – Planification de patrimoine, BMO Groupe financier.

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Kathleen : Aujourd’hui, nous recevons Caroline Dabu, chef de la Planification de patrimoine à BMO. Comptant plus de 20 ans d’expérience dans le monde du placement, Caroline se consacre désormais à la création et à la mise sur pied d’un centre d’excellence en planification financière à BMO. Au Canada comme aux États-Unis, l’équipe de professionnels en planification de patrimoine de BMO offre du soutien direct à tous les planificateurs financiers de l’organisation, de même que des services de planification aux clients fortunés de la Gestion de patrimoine. Caroline, je vous souhaite la bienvenue.

Caroline : Je suis heureuse d’être ici. Merci de me recevoir.

Kathleen : Tout d’abord, parlez-nous de ce qui vous a menée vers la gestion de patrimoine et de ce qui fait que votre nouveau poste vous convient à cette étape de votre carrière.

Caroline : Je travaille dans le secteur financier depuis plus de 20 ans et je suis à BMO depuis 17 ans. J’y ai occupé divers postes de direction, y compris chef du marketing et de la stratégie clientèle au sein du groupe Gestion privée et chef – Planification financière et retraite. Durant cette période, l’aspect le plus intéressant et le plus gratifiant de mon travail a été de véritablement connaître les clients, leurs motivations, leurs objectifs financiers, leurs rêves et leurs aspirations. C’est pourquoi être à la tête du groupe Planification de patrimoine était pour moi la suite logique des choses. Ce rôle me permet à la fois de connaître le point de vue des clients et de mettre en place une équipe expérimentée de professionnels déterminés à comprendre nos clients et à élaborer des solutions et des conseils qui répondront à leurs besoins globaux en matière de planification financière.

Kathleen : Excellent. Vous avez donc une vaste expérience ainsi qu’une forte orientation client. Nous avons d’ailleurs cela en commun, cette volonté de comprendre les clients et d’être en mesure de leur offrir une expérience exceptionnelle. Nous avons toutes deux comme spécialité les femmes à la retraite. Selon votre expérience, croyez-vous que les femmes perçoivent leur retraite différemment des hommes et, si c’est le cas, de quelle manière?

Caroline : Oui, mais il existe également certaines similitudes. Les hommes et les femmes partagent un grand nombre d’aspirations, de rêves et d’objectifs associés à la retraite. Ils sont très préoccupés par leur santé et veulent à tout prix être en bonne santé à la retraite. Ils souhaitent également avoir beaucoup de temps libre pour pouvoir faire ce qui leur plaît, par exemple voyager ou réaliser une partie de leurs rêves avant de mourir. Ces aspects sont assez semblables. Par contre, les activités qui les intéressent ne sont pas nécessairement les mêmes. Les femmes désirent faire du bénévolat, par exemple. Il est très important pour elles de donner un sens à leur retraite. De plus, elles doivent faire preuve d’un plus grand sens stratégique sur le plan financier puisqu’elles gagnent moins que les hommes en général. Cette réalité peut avoir une incidence sur le long terme, d’autant plus qu’elles vivent plus longtemps que les hommes. Bien sûr, l’espérance de vie des hommes a considérablement augmenté, mais celle des femmes est tout de même plus longue.

Kathleen : Voilà qui est intéressant. Nous avançons sur le plan de l’égalité des sexes, nous occupons davantage de postes de direction et notre espérance de vie ressemble de plus en plus à celle des hommes. Ce sont toutes de bonnes choses, mais il faut en tenir compte dans la planification de notre retraite.

Caroline : Oui, exactement.

Kathleen : J’aimerais revenir sur ce que vous avez dit par rapport au fait de donner un sens à sa retraite. Vous dites que cet aspect est légèrement plus important pour les femmes que pour les hommes. Pouvez-vous nous donner plus de précisions sur la façon dont l’équipe de Gestion de patrimoine de BMO tient compte de cette différence auprès des clients?

Caroline : Oui, bien sûr. Notre approche de la planification de la retraite consiste à travailler à la fois auprès des hommes et des femmes et à voir au-delà des chiffres. Généralement, la planification de la retraite est axée sur les chiffres et vise à déterminer le montant dont on aura besoin pour vivre à la retraite. Avec nos clients, nous souhaitons réfléchir au portrait de leur retraite en tenant compte de ce qui leur tient à cœur. Souvent, le sens de notre vie est lié à notre travail puisque nous y consacrons énormément de temps. Puis, nous partons à la retraite et nous devons trouver un nouveau but puisque nous n’avons plus l’emploi ou le poste que nous occupions. Nous consacrons donc beaucoup de temps à discuter de l’image que se font les clients de leur retraite. Nous faisons appel à divers outils. Notamment, nous leur demandons de prendre un calendrier et d’y inscrire ce qu’ils feront chaque jour lorsqu’ils seront à la retraite. Plusieurs prennent alors conscience qu’ils ne veulent pas jouer au golf chaque jour pendant six mois, par exemple. Ils croyaient que ce rythme de vie leur plairait, mais en le voyant affiché sur un calendrier, ils ont peur de s’ennuyer. Nous poussons donc les clients à envisager concrètement leur retraite et à en imaginer le portrait. Nous abordons l’aspect financier de la retraite en le présentant uniquement comme le cadre qui entoure le portrait. Nous avons d’ailleurs mis sur pied deux ateliers offerts au Canada et aux États-Unis. L’un deux s’intitule Soyez maître de votre retraite. Son but est d’aider les hommes, les femmes et les couples à envisager concrètement le portrait de leur retraite pour qu’ils soient en mesure d’en élaborer le cadre financier. Le second atelier, qui s’adresse aux femmes, ne parle pas uniquement de retraite. Il est axé sur les femmes et sur leur rapport à l’argent. Dans le domaine de la retraite, il est particulièrement important de comprendre le rapport qu’entretiennent les femmes avec l’argent, leurs préoccupations financières et l’assurance dont elles font preuve en matière d’argent et de gestion financière.

Kathleen : Absolument. J’aime beaucoup l’outil du calendrier, c’est un très bon exercice pour aider les gens à faire la transition vers la retraite, lorsqu’ils n’auront plus à travailler, à élever des enfants ou à faire ce qu’ils faisaient avant. Je trouve également que l’analogie du cadre et du portrait est très puissante. Il semble que BMO va au-delà des chiffres et qu’elle aide les gens – les femmes dans le cas qui nous intéresse – à avoir un véritable aperçu de leur vie à la retraite, à la planifier et à trouver un moyen d’être énergiques et actifs pendant cette période de leur vie. L’objectif est de leur voir faire autre chose que de s’asseoir sur leur balcon, regarder les gens passer et lire en attendant que la retraite prenne fin.

Caroline : Oui, exactement. Je veux également souligner une autre différence qui distingue les hommes des femmes. Les femmes ont tendance à cultiver leurs relations avec leur famille et leurs amis en dehors de leur travail. Lorsqu’elles partent à la retraite, les relations sociales qu’elles ont tissées sont généralement plus solides que celles des hommes. Il s’agit d’un aspect très important de la retraite, puisque ceux qui n’ont pas de relations sociales se sentent isolés. D’ailleurs, la dépression à la retraite est beaucoup plus présente chez les hommes que chez les femmes, d’abord parce que les femmes trouvent une autre façon de donner un sens à leur vie en faisant du bénévolat, et ensuite parce qu’elles ont bâti des relations sociales. Le passage à la retraite constitue donc un changement moins radical que si elles avaient attaché leur raison d’être à leur travail, comme les hommes.

Kathleen : Je suis heureuse que vous en parliez, car j’ai entendu un reportage fascinant à la radio, où l’on disait que les hommes perdent leurs relations sociales lorsqu’ils approchent de la quarantaine. On abordait l’incidence de ce phénomène sur leur retraite. Tout compte fait, il s’agit en quelque sorte d’une force propre aux femmes. En créant des liens et en les entretenant, les femmes facilitent grandement leur transition vers la retraite.

Caroline : Oui, tout à fait. À l’heure actuelle, les femmes vivent généralement plus longtemps que les hommes. Elles sont donc seules pendant un certain temps à la retraite, que ce soit parce qu’elles sont veuves ou parce qu’elles sont divorcées ou séparées, ce qui se produit souvent. Les femmes doivent donc s’attendre à vivre seules à la retraite, et c’est pourquoi les relations sociales ont une si grande importance.

Kathleen : Oui, en effet. Vous avez mentionné que statistiquement, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, qu’elles gagnent malheureusement moins qu’eux en moyenne au cours de leur vie, et qu’elles manquent d’assurance sur le plan financier, en particulier lorsqu’il est question de placements. Selon vous, quelles répercussions ont ces trois facteurs sur la manière dont les femmes doivent envisager et planifier leur retraite?

Caroline : La première affirmation est bel et bien vraie. En 1970, l’espérance de vie moyenne des hommes était de 69 ans et celle des femmes, de 76 ans. En 2011, les femmes vivaient en moyenne 83,6 ans, tandis que les hommes avaient une espérance de vie de 79,3 ans. Il est donc clair que l’écart se rétrécit, mais les femmes vivent encore plus longtemps que les hommes. La retraite peut durer 30 ans ou plus, ce qui est une période considérable pendant laquelle il faut subvenir à ses besoins. Bref, les femmes doivent se préparer à une longue retraite et envisager la possibilité de passer quelques années seules. De plus, même si plus de femmes occupent des postes de direction, elles ne touchent que 0,87 $ pour chaque dollar gagné par les hommes. Selon une étude datant de 2006, une femme dans la mi-quarantaine qui a fait des études universitaires a déjà perdu un peu plus de 440 000 $ en salaire au cours de sa vie en raison des congés de maternité et du temps consacré aux enfants. Comme les femmes sont toujours les premières à s’occuper de leurs enfants ou de leurs parents, elles ont tendance à s’absenter davantage du travail que les hommes. Elles renoncent à une partie de leurs prestations de retraite si elles travaillent davantage à temps partiel, par exemple, et elles prennent des congés de maternité. Le chiffre que j’ai cité englobe les revenus perdus en raison de l’inégalité salariale et des congés de maternité. Il s’agit d’un montant assez important et c’est pourquoi les femmes doivent faire preuve d’un bien plus grand sens stratégique que les hommes lorsqu’elles épargnent en vue de la retraite. En effet, elles vivent plus longtemps et passent une partie de leur retraite seules.

Kathleen : La planification est un aspect crucial. Comment abordez-vous le sujet avec les femmes et comment en tenez-vous compte dans votre travail?

Caroline : J’y reviendrai, mais j’aimerais d’abord souligner que la confiance est la clé. Nous avons constaté, dans la pratique comme dans les études, que les femmes ont moins confiance en leur capacité d’assurer leur retraite ou de subvenir à leurs besoins, et ce, même si elles ont des économies substantielles. Prenons l’exemple d’un homme et d’une femme qui ont épargné exactement le même montant. Si vous demandez à l’homme s’il se sent à l’aise avec son niveau d’épargne, il répondra probablement qu’il croit avoir assez d’économies pour prendre sa retraite, alors que la femme en sera moins certaine. Lorsque nous travaillons avec les femmes, nous leur demandons de penser à ce dont elles auront réellement besoin pendant leur retraite et d’en fournir un aperçu détaillé, puis nous leur démontrons que leur épargne est suffisante ou nous leur proposons des moyens d’y arriver. Nous commençons donc par demander aux femmes de réfléchir longuement au portrait de leur retraite et aux chiffres correspondants, puis nous les poussons à avoir confiance en leur épargne, notamment en élaborant un plan financier et une feuille de route.

Kathleen : Lorsque je discute avec des conseillers ou des clients, je parle souvent du manque d’assurance des femmes par rapport aux hommes sur le plan financier et du fait que cela ne correspond pas à un manque de connaissances financières. Je précise toujours que ce n’est pas la même chose. Il semble que votre travail et celui du service de Gestion de patrimoine contribue à accroître cette assurance. Je crois par ailleurs que l’éducation sociale des femmes joue pour beaucoup dans leur manque de confiance. Alors que les femmes apprennent à admettre leur vulnérabilité afin d’établir des liens, on enseigne aux hommes à feindre l’assurance et à camoufler leurs faiblesses. Vous semblez vous attaquer de front à cette problématique, ce qui est formidable.

Caroline : Oui, les femmes sont mieux préparées. L’idée assez répandue selon laquelle les femmes sont réticentes ou peu enclines à faire appel à un conseiller financier est complètement fausse. Dans les faits, elles sont mieux préparées que les hommes. Selon nos études et nos observations, les femmes ont davantage tendance que les hommes à s’adresser à un conseiller financier et à élaborer un plan financier pour atteindre leurs objectifs. De plus, elles jouent généralement le rôle de trésorière à la maison. Les hommes planifient souvent seuls leur retraite. Nos études démontrent que le segment de clientèle le plus susceptible de bâtir un plan financier et de faire appel à un conseiller professionnel est majoritairement constitué de femmes. Les hommes ont tendance à croire qu’ils peuvent le faire par eux-mêmes, comparativement à un tiers des femmes. Celles-ci participent activement au processus de planification financière, ce qui est une bonne chose. En effet, 57 % des clients qui font appel à un conseiller et établissent un plan financier sont plus satisfaits et confiants par rapport à leur bien-être financier que ceux qui ne le font pas.

Kathleen : Excellent. L’approche globale démontre aussi que les femmes préfèrent se pencher sur les deux aspects de la retraite : les chiffres et ce que ces chiffres représentent concrètement. Vous les aidez à surmonter plusieurs obstacles et à mettre en place un plan global, ce qui est génial. Vous savez, je pourrais vous parler des femmes et de la retraite pendant des heures, et l’entretien que nous avons est très intéressant. Pour conclure, pouvez-vous donner un ou deux conseils à nos auditrices qui leur permettront de commencer à planifier leur retraite ou, si c’est déjà fait, de poursuivre le processus?

Caroline : Bien sûr. En premier lieu, avant de parler à un conseiller financier en vue de la retraite, commencez par réfléchir au portrait de votre retraite et à l’envisager de façon réaliste. Allez au-delà des idées générales, comme voyager, et pensez plutôt à votre vie quotidienne. Tentez également de donner un sens à votre retraite. Trente années est une longue période, et pas uniquement sur le plan financier. Vous devez également savoir à quoi vous passerez votre temps et ce qui donnera un sens à votre vie pendant toutes ces années. En deuxième lieu, préparez-vous aux imprévus. Beaucoup de gens ne planifient pas leur retraite de façon détaillée et ne songent pas aux imprévus qui pourraient se produire. Ils sous-estiment leurs besoins réels pour la retraite. Par exemple, ils se disent qu’ils auront besoin de 75 000 $ ou de 100 000 $ par année. Ce montant doit tenir compte de l’éventualité d’une maladie, qu’il s’agisse de vous ou de votre conjoint, ou encore d’une situation où vous devrez vous occuper d’un parent. Pensez à tout lorsque vous établissez ce montant. Les frais médicaux peuvent être très élevés et gruger votre épargne-retraite. Souvent, les gens pensent à leur retraite en rêvant de tout ce qu’ils feront d’amusant, comme voyager et passer plus de temps avec leur famille, mais il est tout aussi important de songer aux éléments qui pourraient contrecarrer vos plans et de vous y préparer. Nous offrons plusieurs solutions qui aideront les clients à se préparer aux imprévus. Pour résumer, je vous conseille de réfléchir au portrait de votre retraite et de vous préparer aux imprévus.

Kathleen : J’aime beaucoup ces deux conseils. Je souhaite également rappeler l’idée du calendrier à toutes nos auditrices. Cet outil permet en quelque sorte d’inscrire le portrait de sa retraite sur un calendrier et de réfléchir de façon détaillée au déroulement de chaque journée. Il serait aussi possible de créer différents calendriers en fonction de certains imprévus. Il semble que vous et vos collègues de BMO fassiez de l’excellent travail dans le domaine des femmes à la retraite. Je tiens à vous remercier d’avoir su nous transmettre votre savoir-faire et vos conseils.

Caroline : Merci de m’avoir invitée.

Merci d’avoir été à l’écoute du balado BMOpourElles animé par Kathleen Burns Kingsbury. BMO s’est engagé à investir dans les femmes en leur offrant un endroit accueillant pour travailler et gérer leurs affaires bancaires. Si vous avez aimé l’émission, rendez-vous sur BMOpourElles.com pour en savoir plus sur notre expérience client et sur nos services primés. Suivez BMO sur Twitter à l’aide du mot-clic #BMOpourElles ou joignez-vous à la communauté BMO sur Facebook. BMO. Ici, pour vous. Les opinions et les points de vue exprimés dans ce balado appartiennent à ceux qui les émettent et ne reflètent pas le point de vue de la Banque de Montréal et de ses sociétés affiliées. Les renseignements contenus dans ce balado sont fournis à titre indicatif seulement. Ils ne doivent pas être considérés comme des conseils financiers. Nous vous encourageons à parler à votre conseiller financier avant de prendre une décision financière.