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Ma vie - il y a 5 jours

Des objectifs, de la gratitude, de grandes idées… (Balado)

Auteure, animatrice, propriétaire d’entreprise. Michelle Bailey est tout cela. Mais c’est aussi une femme qui croit en la pleine conscience, en la gratitude, en la nécessité de confier à d’autres ce que l’on ne sait pas bien faire, en l’équilibre entre le travail et la vie personnelle et en la prise en charge de sa propre vie. La démarche d’établissement des objectifs personnels et professionnels de Michelle, propriétaire d’agence et fondatrice de My Big Idea, a aidé de très nombreuses personnes à établir leurs objectifs, et à les atteindre. Écoutez-la, dans ce balado, nous parler de la façon de parvenir à la clarté et d’établir ses objectifs, ainsi que de ses prochaines grandes idées.

Pour écouter, cliquez ici (en anglais seulement)

Kathleen Burns-Kingsbury : Il y a 24 ans, Michelle Bailey a fondé son agence de marketing, Blazing, pour canaliser l’énergie, la créativité et la réflexion stratégique qu’elle avait affûtées au fil des ans dans d’autres agences. Elle s’est distinguée en se concentrant tout d’abord sur les objectifs d’affaires de ses clients dans le but d’établir les plans de marketing stratégiques requis pour stimuler la croissance de leurs activités. Michelle a également fondé My Big Idea, programme d’établissement d’objectifs personnels et professionnels, en vue de faire bénéficier les autres de la démarche qu’elle suit pour obtenir des résultats pour ses clients. À titre de première membre canadienne du conseil d’administration de la Women Presidents’ Organization et de participante engagée au sein d’autres organismes comme WBE Canada, Michelle est une conférencière recherchée, bien connue pour ses anecdotes tirées de son expérience en affaires. Elle est aussi l’auteure de It’s Not About You, It’s About the Company you Keep. Alors, Michelle, bienvenue au balado.

Michelle Bailey : Merci, je suis très heureuse d’être ici aujourd’hui.

KBK : J’ai hâte que vous nous parliez de votre travail dans le domaine de l’établissement des objectifs. Ce que je trouve très intéressant, c’est que votre travail chez Blazing est très créatif. Mais vous êtes aussi connue pour l’importance que vous accordez à la stratégie et aux objectifs, et cela a donné naissance à cette entreprise, My Big Idea, en 2015. Pour que tout le monde le sache, cette entreprise montre aux sociétés et aux particuliers comment établir des objectifs et les atteindre. Parlez-moi donc un peu de ce passage d’une entreprise créative à une entreprise d’établissement des objectifs, et des raisons pour lesquelles, selon vous, il est important d’établir des objectifs.

MB : Eh bien, Kathleen, ce passage graduel s’est fait tandis que je faisais, encore et encore, des plans stratégiques pour mes clients. Et puis, des plans ont commencé à prendre la poussière sur des tablettes, parce que tout le monde était si pris par sa propre vie que le retour au plan stratégique ne semblait pas absolument indispensable. J’ai donc commencé à observer ce que les personnes faisaient. J’ai réfléchi, et je me suis dit qu’en fait, ce n’est pas une question de travail, ou de vie, mais bien de combinaison entre le travail et la vie. C’est une intégration. Je me suis mise à examiner les différents aspects sur lesquels, selon moi, les gens doivent vraiment se concentrer afin de devenir la meilleure version d’eux-mêmes. Et cela m’a mené aux dix principaux volets sur lesquels je me concentre, pour My Big Idea, afin d’aider les gens à réussir à intégrer vie et travail.

KBK : Mais quel est le lien entre l’équilibre entre travail et vie et l’établissement des objectifs?

MB : D’après moi, il y a un lien parce que nous avons toutes sortes d’objectifs, tant au travail qu’à la maison. Prenons par exemple la réflexion. Réfléchir pour savoir ce que vous savez bien faire et ce que vous auriez pu mieux faire au cours de la dernière année. Mission personnelle : qu’est-ce qui vous pousse à vous lever chaque matin? Qu’est-ce qui vous amène à donner aux gens qui vous entourent, dans votre vie personnelle ou au travail? Objectifs personnels et objectifs professionnels sont intimement imbriqués. Objectifs financiers, objectifs de santé, objectifs de patrimoine, objectifs de bien-être : tout cela, et aussi le fait de refaire le plein d’énergie et de ne pas oublier de dire merci à ceux qui vous ont aidé tout au long de votre parcours.

KBK : Vous avez dit que, quand vous travailliez pour l’entreprise de marketing, vous avez constaté que les excellentes stratégies que vous élaboriez n’étaient pas toujours appliquées. Je suppose donc que si des objectifs précis ne sont pas établis dans votre vie personnelle et professionnelle, si vous n’avez pas cette réflexion que vous avez évoquée, si vous ne réfléchissez pas à la façon de vivre au mieux votre vie, le fait que les gens n’établissent pas de tels objectifs précis a sans doute des conséquences? Quels sont les inconvénients, selon vous, de ne pas se connaître et de ne pas réfléchir à la façon dont on devrait vivre sa vie personnelle et professionnelle?

MB : D’après mon expérience, les gens qui n’ont pas d’objectifs précis ont l’air un peu perdus. C’est presque comme… pensez au moment où vous voulez prendre votre retraite et à la façon dont vous voulez prendre votre retraite. Par exemple, si je n’ai pas planifié de mettre de l’argent de côté, comment puis-je espérer faire les voyages et vivre comme je le voudrais, alors que je n’ai pas fixé d’objectifs pour mon patrimoine et mon épargne pour l’avenir? C’est un élément très concret que nous pouvons tous comprendre, parce que nous entendons tous des histoires de gens qui, à la fin de leur vie professionnelle, n’ont pas assez d’argent pour vivre. Le fait, donc, d’établir assez tôt de tels objectifs, surtout financiers, vous aide toujours à arriver là où vous voulez être et à vivre, je me répète, la meilleure vie possible lorsque le moment viendra.

KBK : Pour moi, il est normal de se fixer des objectifs. Alors je vois bien ce que vous voulez dire. Mais je vais faire l’avocate du diable pour un instant. Je crois que certaines auditrices nous diront : « Oh, je n’aime pas du tout me fixer d’objectifs », ou « Tout cela est si peu naturel ». Comment convaincre quelqu’un qui participe à l’un de vos ateliers ou avec qui vous travaillez que cela vaut la peine d’y consacrer temps et énergie?

MB : Eh bien, dans mes ateliers et dans les programmes que je propose, auxquels environ 2 000 personnes ont participé jusqu’à présent, vous devriez voir le soulagement et la clarté que l’on lit dans les yeux des participantes, même si elles ne notent que quelques objectifs. Elles indiquent des échéances pour ces objectifs, et précisent parfois qui pourrait les aider à les atteindre. Il y a un véritable enthousiasme! Les participantes se disent : « Ça alors! Je suis capable de le faire! » C’est un état d’esprit qu’il faut rechercher. Il se manifeste dans la façon dont elles se tiennent et, encore une fois, dans leur regard. En effet, leurs yeux se mettent à briller parce qu’elles ont entrepris quelque chose, et qu’elles vont commencer à se battre pour y arriver.

KBK : Donc, quand une participante suit le processus dans le cadre de votre atelier, vous dites qu’elle est soulagée, qu’elle a une meilleure estime de soi et qu’elle voit les choses plus clairement. Vous l’avez vu concrètement, n’est-ce pas?

MB : Oui, Kathleen, je l’ai vu. Et ce n’est pas tout. Elles me le disent elles-mêmes. Une fois qu’elles ont établi leurs objectifs, elles éprouvent le sentiment d’être présentes. Elles écoutent mieux. Elles sont présentes. Dans leur vie. Dans la vie de ceux qui leur tiennent à cœur. Et dans leur travail. Ce qui est vraiment intéressant, c’est que je ne savais pas que le fait d’établir des objectifs clairs pouvait donner de tels résultats. Que cela permettrait de choisir d’être présent. Parce que beaucoup d’entre nous sommes trop occupées pour être présentes, et sommes à la recherche de ce qui vient après, de la prochaine tâche à accomplir, de la prochaine case à cocher. Pourtant, il est formidable de pouvoir être présentes. Et je crois que nous devrions toutes nous donner cette possibilité d’être présentes.

KBK : C’est vraiment intéressant, parce que j’observe notamment chez mes collègues, et chez moi aussi, que nous sommes tellement bombardées, par les médias sociaux notamment, mais aussi parce qu’il y a tant de choses à faire si vous possédez votre propre entreprise ou si vous avez une vie de famille bien remplie. Cette présence vous aide alors à déterminer quelles décisions mettre en application, quels articles lire, sur quels aspects vous concentrer, et peut-être comment il est possible de laisser le reste de côté.

MB : Oui. Exactement. Vous l’avez très bien expliqué. Il s’agit de se tenir fermement debout, et de savoir ce qui est important pour vous, à cet instant, ce que vous devez faire pour les objectifs que vous vous êtes fixés.

KBK : Maintenant, supposons que je travaille dans une entreprise, que j’en sois propriétaire ou non. Et que ma carrière est très importante pour moi. Vous avez déjà un peu parlé du lien entre le volet personnel et le volet professionnel de votre vie, pour les objectifs que vous fixez. Quel est ce lien, et d’après vous quelle incidence le fait que quelqu’un établisse des objectifs personnels et professionnels clairs a-t-il sur son travail?

MB : Vous savez, lorsque vous voyez les choses clairement, vous pouvez vous concentrer sur certains aspects avec une très grande précision. Et je crois qu’une personne saine peut diriger une entreprise saine, et être une source d’inspiration pour tous celles et ceux qui l’entourent. Nous savons tous que dans le chaos, il est très difficile de se concentrer sur quoi que ce soit, car il y a trop de choses à gérer. Cela revient à prendre un peu de recul, à respirer profondément. C’est exactement ce que la pleine conscience et la méditation, entre autres, nous enseignent. Nous devons être présents pour pouvoir être la meilleure version de ce que nous voulons être, tant à la maison qu’au travail.

KBK : Vous savez, c’est intéressant, car il ne m’arrive pas souvent de penser simultanément à l’établissement d’objectifs, à la pleine conscience, à la présence et à la méditation. Or, vous dites qu’il y a un lien entre ces éléments.

MB : Oui, pour moi ils sont liés. Et j’ai compris que ce lien existait grâce à l’associée principale d’un important cabinet de comptables qui a suivi le programme et m’a dit : « Ce programme porte sur le bien-être. Rien d’autre. Vous pouvez dire qu’il s’agit d’établissement d’objectifs, mais il s’agit en fait de bien-être. Car le programme vise à donner à ceux qui le suivent la clarté et la focalisation dont ils ont besoin pour faire leur travail et vivre leur vie au mieux. »

KBK : C’est un témoignage incroyable. Pouvez-vous me parler de quelqu’un dont la vie n’était peut-être pas en équilibre, et qui n’était pas présent, qui a suivi votre programme et pour qui cela a changé?

MB : Oui. Si vous voulez, je peux aussi vous parler de l’exemple d’une femme qui, en fait, suit le cours chaque année. Elle a fait suivre le cours par son équipe et, quand nous avons commencé à travailler ensemble, elle a choisi un seul objectif comme objectif financier. Elle l’a choisi comme objectif personnel et comme objectif professionnel. En général, je permets aux participantes de choisir jusqu’à trois objectifs pour chaque volet. Et elle a choisi un seul objectif pour les trois volets. Et cet objectif était d’être vice-présidente principale d’une très importante compagnie d’assurance avant la fin de l’année. Ainsi, tout ce qu’elle a fait était lié à cet objectif : que ce soit sur le plan professionnel (avec qui elle choisissait de passer du temps, qui elle choisissait d’encadrer, à qui elle demandait de la superviser). Voilà pour le côté professionnel. Pour le côté personnel, c’était les gens dont elle s’entourait. Et pour le volet financier, elle savait que si elle obtenait ce poste, le montant de sa rémunération augmenterait très sensiblement. Elle a atteint cet objectif en neuf mois. Pas en un an. En neuf mois. C’était vraiment tout ce qu’elle espérait. Elle est donc devenue une inconditionnelle de My Big Idea. Comme je vous l’ai dit, elle travaille maintenant dans un autre service de son entreprise, avec d’autres collaborateurs. Elle a compris tout ce que l’harmonisation entre vie personnelle et vie professionnelle peut avoir de positif.

KBK : C’est une histoire formidable. Vraiment! Neuf mois pour atteindre un objectif aussi ambitieux, c’est quelque chose. Donc, si quelqu’un nous écoute, et que son objectif se rapporte à ses finances. Cette personne devrait établir des objectifs financiers, chose qu’elle n’a peut-être encore jamais faite. Que peut-elle faire, quelles mesures peut-elle prendre, après avoir écouté notre conversation, pour se lancer sur la bonne voie?

MB : Mon expérience m’a appris qu’il faut apprendre à demander de l’aide. Je ne prétends pas être la meilleure dans tout ce que j’ai à faire. Dans mon cas, la planification financière fait partie des tâches que je confie à quelqu’un de meilleur que moi. Je demande de l’aide et je confie mes objectifs financiers à quelqu’un qui connaît le marché boursier, qui connaît les banques et qui sait ce dont j’ai besoin, ce dont j’aurai besoin pour prendre ma retraite. Je confie cet aspect à quelqu’un qui en connaît beaucoup plus que moi. Je suis donc une véritable partisane des banquiers, des comptables, des conseillers en gestion de patrimoine et des planificateurs financiers. C’est à ces gens que je dois m’adresser, aujourd’hui et pour le reste de ma vie. Ces gens reviennent me voir et me disent : « Michelle, voici ce que vous devez faire si tel est l’objectif que vous voulez atteindre à la fin de la journée. » Je confie donc à quelqu’un tout ce que, selon moi, il est en mesure d’accomplir mieux que moi. Mais vous devez aussi vous fier à votre intuition, et vous assurer que vous travaillez avec des gens qui vous connaissent, en qui vous avez confiance, et qui pensent à votre intérêt. Tout cela est essentiel dans n’importe quelle relation.

KBK : Bon, vous avez l’air de beaucoup apprécier les consultants. Parfois, quand je parle à des femmes, ou même à des hommes, notamment avec certaines des femmes avec qui je travaille, elles me disent : « Vous savez, j’aimerais avoir un conseiller, ou travailler avec un banquier, ou même trouver une femme de ménage. » Mais elles ont du mal à investir cet argent, à investir ce temps. Comment pouvez-vous les aider à surmonter cet obstacle?

MB : Alors, premièrement : Demandez aux gens que vous connaissez, que vous aimez et en qui vous avez confiance avec qui ils font affaire et ce que ce service leur a apporté. Je crois fermement que… attendez une minute, permettez-moi de prendre un peu de recul, Kathleen, je vais vous expliquer quelque chose. Quand j’ai fondé mon entreprise il y a 24 ans, je faisais tout. J’étais une nouvelle entrepreneure, et je m’occupais des ventes et de la gestion des projets. Je faisais l’expédition et la comptabilité, entre autres. Je mettais la main à la pâte pour tout parce que je n’avais pas d’argent. Un jour, ma mère m’a dit : « Tu as deux bébés. Ce sont mes petits-enfants, et je veux que tu passes du temps de qualité avec eux. Voici ce que nous allons faire. Je vais te payer une femme de ménage pour ta maison toutes les deux semaines, parce que je ne veux pas que tu consacres le peu de temps et d’argent que tu as au ménage. Parce que, pour moi, il est plus important que tu passes du temps avec mes petits-enfants. » Voilà, c’était ma première leçon utile, Kathleen. Je n’avais pas d’argent. J’étais très endettée. Mais quelqu’un m’a procuré une femme de ménage au moment où j’en avais le plus besoin, parce que je n’en avais pas les moyens. Et c’est comme ça que j’ai appris que mon temps était plus précieux. Travailler avec des gens à faire ce que je voulais faire, et non le contraire. Ça a été une très bonne leçon, et je le dis à tous mes amis : confiez à quelqu’un d’autre tout ce que vous pouvez, pour pouvoir vous concentrer sur ce qui aura le plus grand impact et vous permettra de gagner de l’argent. Et laissez les spécialistes s’occuper du reste.

KBK : Je trouve ça vraiment intéressant, car il y a un lien avec l’idée de mission personnelle qui consiste à faire ce que vous faites le mieux et à laisser ceux qui vous entourent vous épauler. Et je sais qu’il y a plusieurs années, quand j’ai fondé mon entreprise, j’étais tout aussi réticente à déléguer. Depuis, je délègue à des gens qui peuvent effectivement mieux faire les choses que moi, dans certains domaines. Et que cela signifie-t-il? C’est un vrai bonheur. Et cela vous permet réellement d’atteindre vos objectifs, financiers et autres, beaucoup plus rapidement que si vous contrôliez tout vous-même.

MB : Oui. Surtout pour les femmes. C’est ce que nous avons tendance à faire.

KBK : C’est vrai. Je sais. Il y a une autre chose que j’observe beaucoup chez les gens : s’accabler de reproches lorsqu’ils n’ont pas atteint un objectif qu’ils s’étaient fixé. Alors que cela arrive forcément à l’occasion. Comment réagir dans une telle situation? Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui dit : « Je me suis fixé un objectif, mais je ne l’ai pas atteint. Je suis vraiment découragé. »

MB : Bon. Vous savez quoi? Cela arrive à tout le monde. Même à moi. Cela m’arrive très souvent. Quand je me suis fixé un objectif, et qu’il me semble que je doive corriger le tir, je le fais. Je pourrais reprendre à zéro. Je pourrais revoir mes objectifs. Je pourrais me demander réellement : Cet objectif est-il vraiment important pour moi? Si je n’en fais pas une priorité, est-il vraiment important? Et s’il est important, à qui dois-je demander de l’aide pour parvenir à l’atteindre? Et que dois-je faire pour le subdiviser en parties de taille raisonnable? Prenons un exemple. Vous voulez courir le marathon. Vous n’allez pas vous lancer et courir les 42 kilomètres dès la première fois. Vous allez commencer par un kilomètre, puis deux. Vous continuerez à progresser petit à petit, et à la date prévue du marathon, vous serez vraiment prêt. Vous avez donc subdivisé votre objectif en parties de taille raisonnable. En ce qui me concerne, j’aime me baser sur le calendrier de l’année. Selon l’objectif que je me suis fixé, je travaille à rebours. Au fait, Kathleen, j’ai un très bon exemple sur la gratitude. Pour moi, la gratitude, ou la reconnaissance, est une chose essentielle. Je veille à toujours remercier les gens qui sont dans ma vie. Mon objectif est d’écrire chaque semaine au moins une note à quelqu’un qui a eu une incidence sur ma vie, ou à quelqu’un avec qui j’ai dîné et qui m’a inspirée, par exemple. Je veux envoyer au moins une carte par semaine. Mais l’Action de grâce et Noël sont vraiment des périodes spéciales où la famille, les amis, la reconnaissance et la gratitude ont vraiment leur place. Donc, en novembre, pour l’Action de grâce, je m’assure de préparer au moins deux fois, voire trois fois plus, de cartes de remerciement. Et pour Noël, lorsque j’envoie mes cartes que j’ai rédigées à la main, je m’assure de mentionner un aspect personnel dans chacune. Je ne compte pas les cartes de remerciement, les courriels et les appels téléphoniques que j’ai reçus grâce aux remerciements que j’avais envoyés. C’est vraiment incroyable.

KBK : Et cela correspond parfaitement à l’objectif de faire preuve de gratitude et de tenter réellement de communiquer avec les gens pour leur faire comprendre qu’ils sont importants. Mais quand je pense à faire des cartes de Noël, ou des cartes de souhaits, peu importe, je pense au temps et à l’énergie que cela prend. Pour moi, il y a un aspect vraiment agréable. Et j’admire que vous le fassiez. Mais nous avons tous de l’énergie en quantité limitée. Surtout à cette période de l’année, je crois que notre énergie est encore plus limitée. Mais peut-être la gaspillons-nous. Mais alors, comment décider de la façon d’investir son temps, que ce soit pendant une période très intense de l’année, ou pendant n’importe quelle autre période? Pour moi, l’un des problèmes qui pourraient se poser est le suivant : j’ai cinq, six ou même sept objectifs, mais pas l’énergie ou le temps de m’y attaquer. Alors, comment décider?

MB : Vous savez quoi? Je vous dirais de viser les deux ou trois objectifs les plus importants que vous voulez atteindre. Vous pouvez même penser aux objectifs du prochain trimestre. Comme dans le monde des affaires. Pour beaucoup d’entre nous, qui sommes en affaires, il faut voir les objectifs par année, par mois et par semaine, pour savoir que nous allons atteindre les objectifs financiers que nous nous sommes fixés. Il s’agit donc de mettre les choses en place pour vous assurer que vous êtes sur la bonne voie. En fait, une bonne façon d’en parler serait de créer votre propre tableau de bord : d’un coup d’œil, vous saurez où vous en êtes. J’adore les tableaux de bord, j’adore les cartes thermiques. Pourquoi ne pas le faire pour nos objectifs? Nous le faisons pour nos entreprises, si nous sommes en affaires, pourquoi ne pas le faire pour nos propres objectifs? Nous verrons ainsi si la lumière est jaune, rouge ou verte. Où en sommes-nous pour cet objectif, et que devons-nous faire pour repartir du bon pied?

KBK : Vous avez parlé de carte thermique. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce que c’est, car c’est quelque chose que je ne connais pas du tout.

MB : D’accord. La carte thermique. Disons que vous établissez un objectif. Prenons une feuille de calcul Excel, sur laquelle sont inscrits des chiffres. À tout moment, vous pouvez savoir si vous êtes sur la bonne voie s’il y a un carré de couleur verte. Si vous êtes un optimiste prudent, il devient jaune. Et si vous êtes loin de l’objectif, le carré est rouge. Comme un feu de circulation, il vous indique que vous devez vous arrêter, que vous devez faire attention ou que vous pouvez y aller. Vous êtes sur la bonne voie.

KBK : Je vais essayer ce concept. C’est intéressant, je n’ai encore jamais fait cela. Ce serait un exercice très intéressant, il faut l’essayer et j’ai l’impression que, compte tenu de vos réussites, beaucoup de gens ont vraiment utilisé ces outils et ont réussi. Maintenant, l’une des choses que j’ai retenues, en vous parlant et en apprenant à vous connaître un petit peu, c’est certainement le fait que vous mettez vos propres leçons en application. Donc, avant de vous demander quels sont vos objectifs actuellement et de quelle façon vous comptez les atteindre, j’aimerais savoir comment une femme aussi occupée que vous et qui réussit parvient-elle à refaire le plein d’énergie? Cela fait-il partie du modèle que vous enseignez pour l’établissement des objectifs?

MB : Oui, en effet. Et le fait de recharger les batteries est très important pour moi. Et j’ai converti beaucoup de gens à la nécessité de recharger les batteries. Par exemple, je peux recharger mes batteries en allant faire une promenade ou une randonnée. Ou en faisant du yoga. Je pourrais partir aussi une fin de semaine ou quelques nuits avec des amies. Ou savourer un repas avec quelqu’un que j’aime. Un dîner. Une pause-café. Moi qui passe énormément de temps à l’ordinateur, je fais, chaque année, une pause sans écran d’une semaine. Je pars à l’autre bout du monde et je me débranche complètement. Je suis allée en Indonésie, au Chili et en Argentine, entre autres. Des endroits extraordinaires, n’importe où dans le monde, qui me permettent d’être la meilleure version de moi-même, après avoir rechargé mes batteries. Je reviens transformée. J’adore aussi aller à Sedona, en Arizona, pour refaire le plein d’énergie. J’y passe trois jours, et j’ai l’impression d’être partie deux semaines.

KBK : Formidable. Je suis en effet convaincue qu’une fin de semaine avec des copines, ou un simple temps d’arrêt, peut vraiment faire une différence dans votre vie personnelle et professionnelle. Le temps passe très vite dans ce balado et vous avez bien d’autres choses à dire à notre auditoire. Mais terminons en parlant de ce qu’est actuellement votre objectif principal. Peut-être est-ce votre prochaine idée de génie? Et comment allez-vous vous y prendre pour l’atteindre?

MB : D’accord. Vous me prenez à un moment où je suis vulnérable. J’ai pris une grande décision : je vais m’attaquer à la rédaction de mon deuxième livre. C’est un livre que je ne m’attendais pas à écrire, mais c’est mon équipe, chez Blazing, qui est venue à moi et m’a dit : « Michelle, vous êtes passionnée par la reconnaissance et la gratitude, et vous avez dressé une liste de sept questions auxquelles, selon vous, les gens doivent répondre afin de pouvoir remercier les gens qui font partie de leur vie. Vous avez sept questions pour les gens qui font personnellement partie de votre vie, et vous avez sept questions pour les personnes qui font partie de votre vie professionnelle. » Mon équipe m’a donc aidée à voir la lumière. Et je me suis dit : « Vous savez quoi? Il faut que j’écrive un livre sur la façon de transmettre le don de gratitude. » Car nous avons tous des gens à remercier. Nous ne sommes pas arrivées ici sans que des gens nous aident, sur notre chemin. Nous devons nous tourner vers eux et les remercier. Mon rôle dans tout cela, c’est de prendre ce que je prêche, et que j’enseigne dans le cours My Big Idea, d’en faire une histoire et un livre abordables, afin qu’un très grand nombre de personnes puissent avoir l’avantage de répondre aux questions simples que j’ai repérées comme ayant des répercussions considérables pour les personnes concernées.

KBK : J’ai moi aussi écrit quelques livres, et je suis vraiment ravie que vous vous soyez engagée à écrire votre deuxième ouvrage. Je sais ce que cela signifie, et ce que cela exige, et je ne doute aucunement, Michelle, que vous parveniez à cet objectif.

MB : Merci. Vous savez, je pense à tout le travail à faire, vous le savez parce que vous avez déjà écrit vous-même. Et dans mon cas, ce sera le deuxième. Je me prépare parce que je veux que ce livre sorte le plus rapidement possible, et je ne ménagerai pas mes efforts pour qu’il soit bon. Parce que je crois que nous avons tous besoin de plus de remerciements dans nos vies.

KBK : Eh bien, j’ai vraiment hâte de lire votre livre, et il faudra que vous reveniez participer au balado BMOpourElles quand il sortira. Merci beaucoup de votre temps et de tout ce dont vous nous avez parlé aujourd’hui. J’ai trouvé cela vraiment inspirant, et je suis certaine que nos auditrices seront d’accord avec moi.

MB : Merci, Kathleen.