Redonner à la collectivité peut faire voir à vos enfants les choses sous un autre angle.

En général (à moins de gagner à la loterie), on ne devient pas fortuné du jour au lendemain. Vous investissez probablement beaucoup de temps et d’efforts pour atteindre vos objectifs financiers. Vous vous demandez donc comment transmettre une telle éthique de travail à vos enfants.

Si vous êtes préoccupée de laisser les cordons de la bourse aux mains de la prochaine génération, vous n’êtes pas la seule. Selon un récent rapport de L’Institut Info-Patrimoine BMO, plus de 51 % des Canadiens craignent que le bien-être financier de leur famille soit incertain advenant leur décès. Cela n’a rien de surprenant : une valeur de près de 1 billion de dollars de patrimoine familial sera transférée au cours des 20 prochaines années, selon une étude de BMO Ligne d’action. Peut-être craignez-vous aussi que vos enfants n’aient pas suffisamment le sens des responsabilités, une peur alimentée dans les médias par des histoires traitant de l’affluenza, ou fait de vivre dans l’abondance (article en anglais), un mal qui affecterait les jeunes qui ont été trop gâtés par leurs parents.

Même si certaines personnes envisagent de laisser leur fortune à un organisme de bienfaisance plutôt qu’à leurs enfants (on peut penser à Warren Buffet), ce n’est pas un dénouement probable dans la majorité des cas. Une solution de rechange peut être d’utiliser une activité philanthropique en guise de plateforme pour transmettre ces valeurs aux nouvelles générations et les responsabiliser. En redonnant à leur collectivité, vos enfants apprennent à gérer leur patrimoine de manière efficace, mais ils s’imprègnent aussi de certaines valeurs importantes : l’empathie, la générosité et l’esprit de communauté, entre autres.

Comment pouvez-vous contribuer à rendre ce modèle concret? Heureusement, il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon de donner. Il n’y a pas que le montant donné qui importe, l’intérêt et la passion contribuent aussi à la générosité. Par-dessus tout, vous devez faire participer les plus jeunes membres de votre famille dès le départ, en particulier dans le choix de la cause. Voici quatre conseils afin de vous aider à prendre la bonne décision, qui conviendra à chacun :

  • Décidez ensemble : Vous pourriez simplement vous réunir en famille pendant une heure pour discuter des causes qui tiennent à cœur à chacun. Il peut s’agir de l’itinérance, de l’environnement, des arts ou de quelque chose de complètement différent. Trouvez un terrain d’entente et déterminez deux ou trois organismes de bienfaisance qui s’occupent activement des enjeux qui vous passionnent en tant que groupe.
  • Faites vos recherches : Avant de vous mettre d’accord sur une courte liste d’organismes de bienfaisance, vous souhaiterez peut-être effectuer quelques recherches préalables (site en anglais seulement). Efforcez-vous de choisir des organismes qui correspondent à vos valeurs éthiques et idéologiques. Peut-être voudrez-vous aussi vérifier le pourcentage de votre don qui sera versé directement à la cause, puisqu’il peut varier de façon importante en fonction des frais généraux et des coûts du personnel de l’organisme à but non lucratif.
  • Planifiez une visite : Si possible, planifiez une visite familiale de chacun des organismes choisis au cours des semaines qui s’ensuivent. Ensuite, réunissez-vous pour discuter de vos impressions et déterminez celui ou ceux que vous souhaitez soutenir financièrement, ainsi que les proportions dans lesquelles votre budget de dons sera réparti.
  • Faites du bénévolat : Que ce soit en consacrant une fin de semaine pour travailler à un projet d’Habitat pour l’humanité ou un après-midi à remplir les tablettes de la banque alimentaire de votre région, le bénévolat n’est pas bénéfique que pour la société, il l’est également pour vous et vos enfants (article en anglais). Il peut entre autres contribuer à améliorer votre santé émotionnelle et physique, de même qu’à créer des liens plus étroits avec les autres.