Quelques réflexions sur certaines des considérations qui influent de façon unique sur les décisions de planification des femmes, selon le rapport Femmes et gestion de patrimoine de BMO

En 2015, BMO a commandé un rapport intitulé Femmes et gestion de patrimoine. Les conclusions de ce rapport indiquent qu’au cours des cinquante dernières années, les femmes ont fait d’incroyables progrès, tant sur le plan professionnel que personnel. Voici quelques exemples:

  • Les femmes sont à présent le principal soutien de famille dans plus de 31 % des ménages canadiens.
  • Elles contrôlent environ 1 100 milliards de dollars d’actifs personnels, et ce montant devrait passer à 2 700 milliards de dollars d’ici 2024.
  • Elles hériteront d’actifs financiers et de biens immobiliers totalisant 900 milliards de dollars au cours des dix prochaines années.
  • Elles possèdent également près de la moitié des petites entreprises du pays ou y détiennent une participation.

Cependant, le rapport de BMO a également révélé plusieurs nouveaux défis auxquels les femmes font face aujourd’hui:

  • Les femmes représentent 54 % des aidants naturels, un rôle qui peut signifier qu’elles subissent une perte de salaire pour prendre soin d’un proche.
  • Les femmes vivent plus longtemps et doivent tenir compte des coûts des soins de santé.
  • Les femmes ont peur de devenir financièrement dépendantes des autres à mesure qu’elles vieillissent.

Ainsi, même si les femmes ont connu la réussite financière au cours des dernières décennies, elles font également face à de nouveaux défis qui influent de façon unique sur leurs décisions de planification.

Comment les femmes façonnent l’avenir de la philanthropie au Canada
Dans le passé, l’incapacité financière était l’un des plus grands obstacles à l’augmentation des dons. Mais cet obstacle disparaît à mesure que les femmes disposent d’une plus grande richesse. Par conséquent, les femmes façonnent l’avenir de la philanthropie comme jamais auparavant.

  • De nouvelles études confirment que les femmes veulent maintenant donner non seulement du temps, mais également de l’argent aux organismes de bienfaisance.
  • Elles veulent établir une relation continue et significative avec l’organisme de bienfaisance auquel elles décident de faire un don et veulent aussi voir l’incidence qu’aura leur don.
  • Les femmes de la génération Y utilisent les médias sociaux pour changer les choses dans leur collectivité et pour sensibiliser les gens aux causes et aux enjeux qui leur tiennent à cœur.
  • Les femmes voient la philanthropie comme une occasion d’être un modèle pour leur famille et de transmettre leurs valeurs à la prochaine génération.
  • Ce désir de transmettre certaines valeurs philanthropiques pousse les femmes à adopter une approche plus stratégique à l’égard de leurs dons; elles ne se contentent pas de signer un chèque.
  • Les femmes créent des instruments plus permanents, comme des fondations privées et des fonds à vocation arrêtée par le donateur, afin que leurs dons puissent devenir un legs qui sera transmis aux générations futures.

En fin de compte, cela signifie qu’étant donné que les femmes ont accumulé plus de richesse aujourd’hui et qu’elles ont des besoins de planification plus complexes, elles doivent adopter une approche globale à l’égard de leur patrimoine afin de pouvoir atteindre leurs objectifs philanthropiques.

Quelle est la différence entre un fonds à vocation arrêtée par le donateur et une fondation privée?
Un fonds à vocation arrêtée par le donateur est un instrument de philanthropie établi auprès d’un organisme de bienfaisance public, par exemple une fondation communautaire ou un organisme comme Fonds de bienfaisance Canada, avec lequel BMO a établi un partenariat. Il permet aux donateurs de faire un don de bienfaisance, de recevoir immédiatement un reçu fiscal et de recommander chaque année l’octroi de subventions provenant du fonds à divers organismes de bienfaisance enregistrés au Canada. Le donateur a très peu de tâches administratives à accomplir, car la fondation publique tient des dossiers financiers sur les dons effectués et émet des chèques aux divers organismes de bienfaisance que le donateur a choisis. La plupart des Canadiens qui créent un fonds à vocation arrêtée par le donateur le font à titre de legs et parce qu’ils souhaitent soutenir les mêmes causes année après année.

La fondation privée, quant à elle, est un organisme de bienfaisance enregistré qui est habituellement établi au moyen d’une somme plus importante (un million de dollars, par exemple). Il s’agit d’un instrument philanthropique souvent utilisé pour promouvoir la philanthropie familiale. Les membres de la famille peuvent agir à titre d’administrateurs ou de fiduciaires et aider à choisir les organismes de bienfaisance qui recevront des fonds chaque année ou participer aux activités quotidiennes de la fondation. La fondation peut servir à rassembler tous les dons familiaux, ce qui permet de faire des dons par l’intermédiaire d’une seule et même entité. Une fondation privée est souvent créée pour financer des causes ou des enjeux particuliers dans la collectivité. Par exemple, les familles avec lesquelles j’ai travaillé trouvent un problème précis qu’elles veulent résoudre dans leur collectivité et cherchent à établir une relation continue avec un organisme de bienfaisance particulier dans le but de voir l’incidence que leur don aura et de favoriser le changement dans un secteur donné.

Quelles autres options financières permettant de faire des dons philanthropiques les femmes devraient-elles connaître?
Bien que la plupart des Canadiens fassent des dons en argent à l’organisme de bienfaisance de leur choix, il y a beaucoup d’autres actifs que les femmes pourraient envisager d’offrir. Voici certains exemples:

  • Au lieu de faire un don en argent, il est possible de faire un don de titres cotés en bourse ayant pris de la valeur. Il est plus avantageux sur le plan fiscal de faire un don d’actions directement à un organisme de bienfaisance que de faire un don en argent.
  • Les femmes peuvent également désigner un organisme de bienfaisance comme bénéficiaire de leur REER ou de leur FERR. Il s’agit d’une bonne stratégie pour les femmes célibataires ou veuves, car les avantages fiscaux au décès sont très importants.
  • L’assurance vie représente un autre moyen de faire un don important à un organisme de bienfaisance. Il est possible de désigner un organisme de bienfaisance comme bénéficiaire d’une police d’assurance existante ou nouvelle.
  • Bien que ce ne soient pas les avantages fiscaux qui poussent les Canadiens à faire des dons, les femmes qui sont propriétaires de leur propre entreprise ou qui vendent leur entreprise devraient accorder une plus grande importance aux avantages fiscaux liés aux dons et au moment où elles effectuent leurs dons.

Quelques derniers conseils pour les femmes
Compte tenu de la richesse que les femmes ont accumulée aujourd’hui et des nouveaux défis auxquels elles font face, il est essentiel qu’elles prennent le temps de mettre en place un plan financier qui tient compte de l’ensemble de leurs actifs. Un plan de gestion de patrimoine est un mélange de planification fiscale, de protection du patrimoine, de planification successorale, de planification de la relève et de planification philanthropique. Cela signifie que, lorsqu’elles cherchent un conseiller, les femmes devraient chercher quelqu’un qui tient compte non pas uniquement des chiffres, mais également de leurs valeurs, de leurs rêves et de leurs préoccupations.

Lydia Potocnik, vice-présidente, Services-conseils en philanthropie, BMO Gestion de patrimoine

Lydia aide les clients fortunés à constituer un legs philanthropique en adoptant une approche stratégique. Elle guide les familles à travers les occasions et les stratégies uniques qui existent pour créer un legs significatif et durable. Ses antécédents en planification successorale et en administration des fiducies lui permettent également de s’assurer que les objectifs philanthropiques des clients font partie de leur plan successoral et de gestion de patrimoine global. Ayant travaillé avec des clients préparant leur succession et des bénéficiaires de succession, Lydia aborde la planification en tenant compte de la dynamique familiale unique et de la résolution de conflits.

Lydia s’est jointe à BMO Planification de patrimoine en 2011 à titre de conseillère, Planification testamentaire et successorale, travaillant avec les clients sur tous les aspects de leur planification successorale et fiduciaire. Elle a ensuite assumé un rôle de leadership au sein de la Société de fiducie BMO, où elle était responsable de superviser tous les aspects des activités d’administration successorale et fiduciaire en Ontario. Avant de travailler à BMO, Lydia a dirigé avec succès un programme de philanthropie dans une importante fondation hospitalière où elle conseillait les donateurs sur la façon de constituer un legs philanthropique durable. Elle a contribué à de nombreuses publications et a effectué de nombreuses apparitions dans les médias liées à son travail.

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