Les femmes, le patrimoine et les conseils financiers

Depuis quelques décennies, les femmes prennent plus de place au sein de la population active. Elles sont désormais le soutien de famille de plus de 31 % des foyers canadiens, en progression de près de 400 % depuis 19761. En outre, elles possèdent intégralement ou partiellement près de la moitié des petites entreprises canadiennes et leur fortune personnelle représente quelque 1,1 billion de dollars2. Il est clair que, en matière d’argent, les femmes ont un plus grand pouvoir décisionnel qu’avant.

Kathleen Burns Kingsbury, spécialiste de la psychologie liée aux finances, nous parle des femmes, de leur argent et de leurs besoins particuliers en matière de planification de patrimoine.

Q. En quoi l’attitude des femmes diffère-t-elle de celle des hommes en ce qui a trait au patrimoine et à la planification?

Nous sommes tous différents, mais, en général, les femmes voient leur patrimoine comme une source de sécurité pour elles-mêmes et les générations futures. Elles s’intéressent à la planification financière et aux moyens de transmettre efficacement leur fortune. Les hommes aussi, mais, pour eux, l’argent représente plutôt le pouvoir et le contrôle.

Bien que divergents, les deux points de vue se valent. Leurs attentes envers un conseiller et la manière dont ils désirent être informés sur leurs rendements ne sont toutefois pas les mêmes. Les hommes veulent savoir s’ils ont surpassé le marché, tandis que les femmes s’intéressent plutôt aux effets de leurs rendements sur leurs objectifs de vie. Évidemment, abstraction faite du sexe, chacun a sa propre manière de voir le patrimoine et ses propres priorités.

Q. Les besoins de conseils financiers des femmes sont-ils comblés?

Les femmes sont plutôt très insatisfaites des services financiers qu’elles reçoivent. En 2009, le Boston Consulting Group s’est livré à une étude sur 12 000 femmes et a découvert que, parmi 34 catégories de services, elles accordaient la plus faible note aux conseillers financiers. Le secteur en a ressenti un choc, et c’est pourquoi des institutions financières comme BMO Banque privée donnent l’exemple en passant à l’action.

Q. Idéalement, en quoi le processus de planification financière devrait-il différer selon le sexe?

Les femmes veulent généralement un conseiller-mentor, qui leur explique les questions financières et leur donne une image globale de leur situation. Les hommes cherchent plutôt un conseiller qui aura raison du marché. Les hommes apprécient leur relation avec leur conseiller ou leur banquier, mais cette relation n’a pas pour eux l’importance qu’elle a pour la plupart des femmes. Encore une fois, ce sont là des généralisations. Tout conseiller doit tenir compte de ce que lui dit son client et de ses préférences particulières.

Q. Quel est le risque pour les femmes fortunées qui ne se font pas conseiller en matière de planification de patrimoine?

Statistiquement, les femmes vivent plus longtemps que les hommes; elles doivent donc épargner plus pour la retraite. Or, elles épargnent souvent moins, parce qu’elles prennent des congés pour s’occuper de leurs enfants ou de leurs parents âgés.

À mon avis, les femmes les plus vulnérables financièrement sont celles qui sont en couple et dont le partenaire est le seul à s’occuper des affaires financières du ménage. Or, malheureusement, toute relation a une fin : décès, divorce ou maladie qui change tout.

Apprendre à gérer ses finances en plein deuil est très ardu. Il est donc préférable de se familiariser le plus tôt possible avec la gestion du patrimoine.

Q. Vos conseils pour les femmes qui se lancent?

Les femmes ont tendance à faire passer les besoins d’autrui avant les leurs. Elles remettent le moment d’agir et de se faire conseiller sur leur santé financière. En outre, elles laissent leur conjoint choisir le conseiller, et il arrive que ce dernier ne leur convienne pas.

Je les incite donc à s’affirmer : pensez aux trois principales caractéristiques que vous recherchez chez un conseiller, puis rencontrez-en quelques-uns pour voir s’ils ont les caractéristiques voulues. Il ne s’agit pas de tout savoir au moment de la rencontre, bien au contraire : vous avez besoin de conseils parce que vous en savez peu.

Kathleen Burns Kingsbury a écrit plusieurs livres, notamment How to Give Financial Advice to Women et How to Give Financial Advice to Couples (en anglais seulement), et elle publie régulièrement des articles dans Investment News, Money.com et CNBC.com. Conférencière recherchée quand il est question des femmes et de l’argent, elle est consultante spécialisée auprès de BMO Banque privée. Avec son aide, nous veillons à ce que les besoins de nos clientes soient comblés.

1 Milligan, K., « Canada’s Female Breadwinners Are Growing in Number, but not by Age Group », Canadian Business, 10 juin 2013 (en anglais seulement).
2 Nelson, J., « Women and Wealth: The Investment Sector’s New – and Crucial – Frontier », The Globe and Mail, 9 août 2014 (en anglais seulement).

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